un peu de technique

La contraception masculine, aujourd’hui, ça existe.

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Comment ça marche ?
Aujourd’hui, la manière la plus commune pour un homme de se contracepter est la méthode hormonale. Comme pour la contraception féminine, un ou plusieurs médicaments viennent annuler la fertilité naturelle. La méthode la plus courante est actuellement une injection intramusculaire de testostérone chaque semaine.

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Où peut-on se faire contracepter ?
Il existe actuellement deux endroits en France qui peuvent prescrire une contraception masculine : le service d’andrologie du professeur Jean-Claude Soufir à l’hôpital Cochin (à Paris) et le service du docteur Roger Mieusset à l’hôpital Paule de Viguier/Purpan à Toulouse.

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Tout le monde peut-il être contracepté ?
Les contres indications en matière de contraception hormonale sont à peu près les mêmes pour les hommes que pour les femmes : surpoids, tabagisme, problèmes cardio-vasculaires…

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Existe-t-il d’autres méthodes ?
Oui. Dans le passé, les premiers groupes Ardecom pratiquaient la première méthode mise au point par le professeur Jean-Pierre Soufir, un cachet quotidien de progestatif associé à des applications cutanées de testostérone. Suite à des choix tarifaires, la testostérone en applications percutanée est devenu très onéreuse.
Il existe également une méthode de contraception non-hormonale : l’hyperthermie testiculaire. Elle consiste à mettre les testicules en contact avec la chaleur du corps pendant la journée, ordinairement 14/16h. Roger Mieusset propose la possibilité de cette méthode également.

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Ces méthodes sont-elles efficaces immédiatement ?
La fertilité masculine dépend du cycle de la spermatogenèse qui est plus long que le cycle féminin. De plus, les spermatozoïdes sont produits en continu. En pratique, les méthodes de contraception masculine sont efficaces entre un et trois mois après le début de la mise en place. Il faut également entre un et trois mois après l’arrêt d’une contraception masculine pour recouvrer une fertilité normale.

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Comment sait-on qu’on est contracepté ?
En faisant effectuer un spermogramme, cad un comptage des spermatozoïdes valides dans un éjaculat.

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Est-ce que la contraception masculine provoque des troubles de l’érection ou une perte de désir ?
Ni l’un ni l’autre. Pour ceux qui pratiquent la méthode hormonale, elle provoque parfois une augmentation de libido, ce qui peut être un effet indésirable.
Les enfants nés d’hommes qui ont pratiqué à un moment donné des méthodes de contraception masculine (en France, essentiellement les membres de groupes Ardecom) ne présentent aucune différence ou spécificité notables.

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Depuis quand la contraception masculine existe-t-elle ?
Depuis 1979/80, des hommes se sont réunis dans des groupes spécifiques pour inventer et promouvoir des méthodes de contraception masculine.

 

A toutes fins utiles, voici les contacts des deux spécialistes français capables de prescrire une methode de contraception masculine :

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Roger Mieusset
Centre de stérilité masculine, CHU–hôpital Paule-de-Viguier,
330, avenue Grande-Bretagne, TSA 70034,
F-31059 Toulouse cedex 09, France
e-mail : mieusset.r@chu-toulouse.fr

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Jean-Claude  Soufir
Service d’histologie–embryologie,
biologie de la reproduction/CECOS, pavillon Cassini,
hôpital Cochin, 123, boulevard de Port-Royal,
F-75014 Paris, France
e-mail : jean-claude.soufir@svp.aphp.fr

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